Les roses ne meurent jamais

Une soirée de Samhain à Wrenrose — Pleine Lune en Taureau

Temps de lecture estimé : 20 min ☕️


Entre, je t’ai gardé une place.


Avant de commencer ta lecture,

clique ici ou sur l'image pour te diriger vers la vidéo Youtube, tout en bas, et te mettre dans l'ambiance du Coffee Shop.


Ah, te voilà enfin !


Welcome back to the

Arcana Coffee Shop ! 🎃


Entre vite, ne reste pas dans le froid !


Ça me fait tellement plaisir de te retrouver après cette petite semaine

de fermeture.


J'espère que tu en as profité pour prendre un peu de temps pour toi.

De mon côté, j'en ai profité pour me reposer, tester quelques nouvelles recettes et surtout… 

m'occuper de la décoration d'Halloween au Coffee Shop, un de mes moments préférés de l'année ( après Noël of course) !


Alors, qu'est-ce que tu en penses ?


J'ai installé des citrouilles sur les tables et le comptoir, les guirlandes et ressorti mes fameuses tasses d'Halloween dépareillées

et quelques vieux vinyls chinés pour une ambiance délicieusement vintage et spooky.


Et regarde la cheminée ! J'ai disposé sur le manteau de vieux chandeliers en laiton, garnis de bougies de différentes tailles.

La cire a débordé et s'est figée en longues coulures irrégulières, leur donnant un petit air de manoir hanté.

Les flammes vacillent doucement, projetant des ombres dansantes sur les murs, tandis qu'une légère odeur de cire chaude

se mêle à celle du bois qui crépite dans l'âtre.


Avoue que ça donne envie de s'installer juste à côté avec une boisson chaude !

J'ai rallumé le feu juste avant l'arrivée des premiers clients.



Moka, lui, a immédiatement repris ses quartiers devant le feu.

Une semaine de fermeture n'a visiblement rien changé à ses petites habitudes.


Allez, installe-toi, ta place habituelle est libre.

Je te l'avais gardée !


Il est presque 17 h à Wrenrose.


Depuis le changement d'heure, la nuit tombe beaucoup plus tôt.

Dehors, le brouillard commence déjà à envelopper les rues pavées, et les vitrines des boutiques brillent sous les décorations de fantôme et de sorcières.

Tu arrives juste à temps pour le goûter.


Cette semaine, j'ai ajouté une petite nouveauté à la carte : le Black Velvet Latte

un mélange de chocolat noir, d'espresso et de cannelle, surmonté d'une mousse de lait bien généreuse.

Et pour les gourmandes, j'ai préparé des cinnamon rolls à la citrouille.


Tu veux goûter ?


Je prends ta commence et file derrière le comptoir la préparer.


Le Coffee Shop est particulièrement animé pour cette réouverture.

Les habitués semblent avoir mille choses à se raconter après une semaine sans leur petit rendez-vous.

Les tasses tintent, le feu crépite et les conversations se croisent dans un joyeux brouhaha.

J'allais justement te rejoindre lorsqu'une voix s'élève au fond de la salle.


— Je vous assure que c'est vrai ! Mon grand-père l'a vue de ses propres yeux !

Je relève la tête.


Oh, tiens…


Arthur semble particulièrement en forme aujourd'hui.


— Voyons, Arthur ! Vous n'allez pas encore nous raconter cette histoire !

— Et pourquoi pas ? C'est bientôt Samhain, après tout !


Je dépose ton latte devant toi.


— Attends… Tu entends ça ?

Autour de nous, les conversations commencent à s'interrompre.

Même les deux étudiantes installées près de la fenêtre ont relevé les yeux de leurs livres.


— Quelle histoire ? je demande.


Arthur se tourne vers nous, un sourire malicieux aux lèvres.

— Vous n'avez donc jamais entendu parler de la roseraie hantée de Wrenrose ?


Je te regarde.


Une roseraie hantée ?

Voilà qui devient intéressant…


— Arthur, je crois que vous venez de piquer notre curiosité.

Il repose lentement sa tasse sur sa soucoupe.


— Alors, approchez donc vos chaises. Parce que cette histoire commence il y a bien longtemps…


Je récupère mon café et viens m'installer près de toi.


— Bon, je crois que le rangement peut attendre quelques minutes !


À cet instant, une bourrasque fait trembler les vitres du Coffee Shop.

Et quelque chose me dit que cette réouverture ne sera pas tout à fait comme les autres.


🌹 La légende de la roseraie de Wrenrose


— Vous connaissez la grande roseraie, à la sortie du village ? commence Arthur.


Je hoche la tête.

Bien sûr que je la connais !


Avec ses longues allées bordées de rosiers et son immense serre victorienne, c'est probablement l'un des plus beaux endroits de Wrenrose. Même en automne, les jardiniers continuent d'y travailler. Les allées sont impeccables, les massifs soigneusement entretenus et quelques roses tardives résistent encore aux premières fraîcheurs.

D'ailleurs, si tu n'as jamais eu l'occasion de t'y promener, je te conseille vraiment d'y faire un tour.

Au printemps, c'est absolument magnifique !


— Eh bien, reprend Arthur, il paraît qu'autrefois, une jeune femme s'y rendait chaque soir pour attendre quelqu'un.

— Qui donc ? demande l'une des étudiantes.

Arthur hausse les épaules.

— C'est là que les versions diffèrent.

Certains parlent d'un amoureux parti à la guerre. D'autres d'un homme qui lui aurait promis de revenir avant les premières gelées.

— Et il est revenu ? je demande.

Arthur prend une longue gorgée de thé.

— Personne ne le sait.

Il repose sa tasse, visiblement ravi de nous tenir en haleine.

— Mais ce que l'on raconte, c'est que la jeune femme aurait continué de venir à la serre, soir après soir,

bien après que tout le monde eut cessé d'attendre son retour.


Je tourne légèrement la tête vers toi.

Tu imagines ?

Attendre quelqu'un pendant des années, sans jamais savoir s'il reviendra…


— Et qu'est-elle devenue ? demande une cliente.

— Ah ! Voilà une excellente question !

Arthur se penche légèrement en avant.

— Certains prétendent qu'elle aurait quitté Wrenrose.

D'autres racontent qu'elle serait morte de chagrin.

Mais personne n'a jamais vraiment su ce qui lui était arrivé.


Un craquement soudain dans la cheminée me fait sursauter.

Je resserre les doigts autour de ma tasse.


— Et c'est là que les choses deviennent intéressantes, poursuit Arthur.

Il baisse la voix.

— Chaque année, à l'approche de Samhain, certains habitants affirment apercevoir une femme derrière les vitres de la vieille serre.

— Une femme ? répète l'une des étudiantes.

— Une silhouette, pour être exact. Toujours au même endroit. Toujours tournée vers le chemin.

Un petit silence s'installe autour de nous.

Je jette un coup d'œil vers la fenêtre.

Le brouillard a presque entièrement avalé la rue.

— Vous essayez de nous faire peur, Arthur !

— Moi ? Jamais, ma p'tite !


Il affiche un sourire parfaitement innocent.


— Mais ce n'est pas tout. Il paraît aussi que certaines roses continuent de fleurir alors que les autres ont déjà perdu leurs pétales.

— Ça, Arthur, ça peut simplement s'expliquer par les variétés de rosiers, je réponds.

— Peut-être bien…


Il se penche légèrement vers nous.

— Mais expliquez-moi donc pourquoi, certains soirs, une lumière apparaît dans la serre alors que tous les jardiniers sont partis.

Cette fois, personne ne répond.

Les flammes gonflent légèrement dans la cheminée et un grondement sourd se fait entendre à l'extérieur, l'orage arrive.

Et Moka, comme s'il avait parfaitement choisi son moment, pousse un petit miaulement.

— Ah, merci Moka ! Voilà qui nous rassure énormément !


Quelques rires parcourent le Coffee Shop.


Je me tourne vers toi.

— Bon, je crois qu'on va éviter la promenade digestive du côté de la roseraie ce soir !


Arthur éclate de rire.

— Vous pouvez vous moquer, mais mon grand-père connaissait cette histoire bien avant moi.

— Et il croyait vraiment avoir vu cette femme ?

Le sourire d'Arthur s'efface légèrement.

— Il disait surtout qu'il y avait des endroits où les souvenirs semblaient ne jamais vouloir disparaître.

Il laisse passer quelques secondes.


— Savez-vous ce qu'il me répétait toujours ?

Nous attendons sa réponse.


— Les roses peuvent perdre leurs pétales, mes enfants… mais leurs racines, elles, restent sous la terre.


Je baisse les yeux vers ma tasse.

Étrangement, cette dernière phrase me touche davantage que toute son histoire de fantôme.


🕯️ Samhain : ces histoires qui nous précèdent


Je ne sais pas ce que tu en penses, mais j'ai toujours trouvé quelque chose de fascinant dans les légendes locales.

Celles que l'on se transmet de génération en génération, en modifiant parfois quelques détails,

jusqu'à ne plus vraiment savoir où s'arrête l'histoire et où commence l'imagination.


À l'approche de Samhain, elles prennent une saveur particulière.

Tu connais cette fête ?

Samhain est une ancienne célébration du calendrier gaélique, traditionnellement associée au passage vers la saison sombre.

Dans le folklore qui l'entoure, on retrouve notamment l'idée que la frontière entre le monde des vivants et celui des morts devient plus perméable à cette période de l'année. Au-delà des fantômes et des histoires racontées au coin du feu, cette fête nous invite aussi à nous souvenir de ceux qui nous ont précédés.


Et cela me fait penser à quelque chose.


Nous sommes tous, d'une certaine manière, les héritiers d'histoires commencées bien avant notre naissance.

Il y a les traditions familiales que nous aimons retrouver.

Les recettes transmises par nos grands-mères.

Les objets que nous conservons précieusement.

Les expressions que nous utilisons sans même savoir de qui nous les tenons.

Et puis il y a les héritages moins visibles.

Notre rapport à l'argent.

À la réussite.

Au travail.

À la sécurité.


À ce que signifie être une femme, une mère, une personne respectable ou accomplie.

Autant de représentations que nous pouvons avoir intégrées très tôt, sans toujours avoir eu l'occasion de les questionner.


Je regarde Arthur, qui termine tranquillement son thé.

— Vous savez ce que je trouve intéressant dans votre histoire ?

— Dites toujours !

— Que cette roseraie existe depuis si longtemps et que les habitants continuent de s'y intéresser.

Arthur sourit.

— Ah, mais c'est qu'un jardin, ça se transmet !

Il désigne la fenêtre d'un geste de la main.

— Ceux qui plantent les premiers rosiers ne sont pas toujours ceux qui les voient atteindre leur pleine beauté.


Je réfléchis à ses paroles.

C'est vrai.


Une roseraie ne se construit pas en une seule saison.

Quelqu'un a planté les premiers rosiers.

D'autres ont entretenu la terre, remplacé les plants malades, imaginé de nouvelles allées.

Et aujourd'hui encore, le jardin continue de vivre.


Il a conservé une partie de son histoire, sans rester exactement identique.

Finalement, c'est peut-être cela qui m'intéresse le plus dans cette légende.

Ce que nous recevons des générations précédentes, et ce que nous choisissons d'en faire.


Je relève les yeux vers la pendule.

18h00 déjà !


Le Coffee Shop s'est un peu vidé, mais plusieurs habitués sont encore installés près de la cheminée.

Dehors, la pluie commence à dessiner de longues traînées sur les vitres.

Je me tourne vers toi.


— Tu sais quoi ? Cette histoire tombe particulièrement bien avec la Pleine Lune en Taureau dans le ciel.

En astrologie, le Taureau est un signe de Terre fixe, gouverné par Vénus.

Il symbolise notamment notre rapport aux ressources, aux possessions, au confort, au corps et à la sécurité matérielle.


Autrement dit, tout ce qui nous permet de construire quelque chose de stable et de durable.

Et franchement, difficile de trouver un endroit plus Taureau que notre Coffee Shop un soir d'automne !

Une bonne boisson chaude, un fauteuil confortable, le feu qui crépite…

Mais j'aimerais qu'on aille un peu plus loin que cette image.


Parce que la sécurité ne se résume pas à une maison chaleureuse ou à un compte en banque bien rempli.

Elle touche aussi à notre autonomie, à notre capacité à répondre à nos besoins et à la confiance que nous accordons

à nos propres ressources.

Or, nous n'avons pas tous appris à définir la sécurité de la même manière.

Certaines personnes ont grandi avec l'idée qu'il fallait absolument posséder pour être en sécurité.

D'autres ont appris à ne dépendre de personne.

D'autres encore ont intégré qu'une vie réussie devait nécessairement suivre un chemin précis.

Et si ces croyances ont parfois aidé les générations précédentes à traverser leur époque, elles ne correspondent pas toujours à nos réalités actuelles.


Cette Pleine Lune se forme sur l'axe Taureau–Scorpion et au carré de Pluton en Verseau.

Une configuration que nous pouvons utiliser symboliquement pour réfléchir à nos ressources, à notre besoin de contrôle et aux modèles de sécurité dont nous avons hérité.

Avec Vénus et Mercure rétrogrades à cette période, la question de nos valeurs et de nos représentations mérite également d'être explorée.

Mais je n'ai pas envie de te parler de tout ce qu'il faudrait abandonner ou transformer.

Au contraire.


Et si nous commencions par regarder ce que nous possédons déjà ?

Nos connaissances.

Nos talents.

Nos expériences.

Les liens que nous avons construits.

Les ressources matérielles et humaines sur lesquelles nous pouvons réellement compter.


Nous vivons dans une société qui nous pousse sans cesse à acquérir davantage.

Davantage d'argent, de compétences, de reconnaissance, de possessions.

Et pourtant, nous oublions parfois de reconnaître la valeur de ce qui est déjà là.


Je regarde la roseraie dessinée sur une vieille carte postale accrochée derrière le comptoir.

Puis une idée me traverse l'esprit.


— Dis-moi, ça te dirait qu'on profite de cette soirée pour faire un petit tirage générale sur les énergies ?


Arthur relève immédiatement la tête.

— Ah ! Voilà que nous allons convoquer les esprits ?

Je ne peux m'empêcher de rire.


— Pas du tout, Arthur ! Vous devriez savoir depuis le temps que je ne pratique pas ce genre de choses.

— Dommage, ma petite. J'aurais eu deux ou trois questions à poser à mon grand-père !

Quelques clients ricanent.


Je récupère mon tarot derrière le comptoir et viens m'installer en face de toi.


— Non, aujourd'hui, je te propose simplement d'utiliser les cartes pour explorer nos héritages invisibles,

notre rapport à la sécurité et les ressources que nous possédons déjà.


Je mélange lentement le jeu.

Je relève les yeux vers toi.


Arthur rapproche discrètement sa chaise.

— Je sens que je vais reprendre une tasse de thé !


✨La guidance de la semaine


Et si ta définition de la sécurité n'était même pas la tienne ?


— Alors, ces cartes vont-elles nous révéler qui se cache dans la serre ? demande Arthur.

— Pas exactement ! Mais votre histoire m'a donné une idée.


Je me tourne vers toi.


— Dis-moi, est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi certaines situations te rassurent autant,

alors que d'autres te donnent immédiatement l'impression de perdre pied ?


Pourquoi tu peux avoir besoin de tout anticiper, de garder de l'argent de côté, de savoir exactement où tu vas…

ou, au contraire, pourquoi tu te sens parfois plus en sécurité lorsque tu ne dépends de personne ?


Nos besoins de sécurité sont bien réels.

Mais la manière dont nous cherchons à les satisfaire raconte aussi quelque chose de notre histoire.


Je rapproche les trois cartes pour que tu puisses mieux les observer.


 1. La Justice renversée — Ce que tu crois devoir mériter


As-tu appris qu'il fallait remplir certaines conditions pour avoir le droit de te sentir en sécurité ?

La Justice renversée nous invite à observer le lien que nous entretenons entre la sécurité et le mérite.

As-tu l'impression de devoir toujours travailler davantage pour être tranquille financièrement ? De devoir être irréprochable pour conserver la confiance des autres ? De devoir prouver que tu es capable de tout gérer avant de t'autoriser à demander de l'aide ? Parfois, nous ne recherchons pas seulement la stabilité. Nous cherchons aussi à nous assurer que personne ne pourra nous reprocher de ne pas en faire assez.

Mais la sécurité devrait-elle être une récompense accordée à celles et ceux qui remplissent toutes les attentes ?

Cette carte nous invite à reconnaître les exigences qui pèsent sur nous, particulièrement lorsque nous avons appris à associer

notre valeur personnelle à notre capacité à être responsables, utiles ou autonomes.


Et si tu n'avais pas besoin d'en faire toujours davantage pour mériter de vivre dans de bonnes conditions ?


 2. Le Deux d'Épées — Ce que tu préfères ne pas regarder


Y a-t-il une situation dans laquelle tu te sens rassurée, alors qu'une partie de toi sait qu'elle ne répond plus vraiment à tes besoins ?

Le Deux d'Épées nous parle de ces contradictions que nous pouvons entretenir pour préserver notre équilibre.

Nous pouvons rester attachés à une situation parce qu'elle est prévisible, même lorsqu'elle ne nous convient plus entièrement.

Un emploi qui apporte une stabilité financière, mais qui nous épuise.

Une organisation familiale dans laquelle tout repose sur nous, mais que nous n'osons pas modifier.

Une relation dans laquelle nous connaissons parfaitement les habitudes de l'autre, sans pour autant nous sentir réellement soutenus.


Ce qui est connu peut nous rassurer, même lorsque cela ne nous apporte pas toute la sécurité dont nous avons besoin.


Mais attention : cette carte ne nous demande pas de prendre des décisions radicales.

Elle nous invite plutôt à regarder notre réalité avec davantage de lucidité.


Qu'est-ce qui te sécurise réellement dans cette situation ?

Et qu'est-ce que tu redoutes de perdre si les choses changeaient ?


Deux questions qui peuvent révéler des besoins très différents.


3. Le Bateleur renversé — Ce que tu n'oses pas encore reconnaître en toi


Si tu avais davantage de ressources que tu ne le crois pour construire ta propre sécurité ?

Le Bateleur renversé nous invite à nous intéresser à notre sentiment de compétence.

Peut-être as-tu appris à compter avant tout sur les autres pour prendre certaines décisions.


Peut-être as-tu grandi avec l'idée que tu n'étais pas suffisamment douée, organisée ou capable de réussir par toi-même.


Ou peut-être as-tu simplement passé tellement de temps à répondre aux besoins de ton entourage que tu ne sais plus très bien ce que tu aimerais construire pour toi.


Cette carte nous encourage à réexaminer le regard que nous portons sur nos capacités.

Car nous pouvons posséder des compétences sans les reconnaître, avoir développé une grande expérience sans lui accorder de valeur ou attendre une validation extérieure avant de nous autoriser à essayer.


Cela ne signifie pas que nous pouvons tout faire seules, ni que les obstacles matériels disparaissent avec un peu de confiance.


Mais connaître nos ressources, c'est aussi nous donner davantage de possibilités pour répondre à nos besoins.

Alors, qu'est-ce que tu sais déjà faire, mais que tu continues à considérer comme insuffisant ?


🖤 Le souffle des Harpies — Ce que tu ne pourras jamais entièrement contrôler


Je m'apprête à ranger les cartes lorsqu'un dernier oracle  " L'Oracle des sorcières et dames de lune'' attire mon attention.


— Encore une ? demande Arthur.

— Juste une petite dernière !


Je retourne la carte.

Les Harpies.


Dans la mythologie grecque, ces créatures ailées sont associées aux vents violents et aux tempêtes.

Elles me font penser à toutes ces stratégies que nous développons pour essayer de nous protéger de l'imprévisible.

Tout anticiper. Ne dépendre de personne. Économiser le moindre centime. Éviter les conflits. Ne jamais demander d'aide.

Certaines de ces habitudes peuvent être utiles. D'autres finissent parfois par nous enfermer dans une vigilance permanente.

Et c'est peut-être là que se trouve la question la plus intéressante de notre tirage : Est-ce que ta manière de rechercher la sécurité t'aide réellement à vivre plus sereinement, ou est-ce qu'elle t'oblige à rester constamment sur tes gardes ?


Je repense aux paroles d'Arthur et à cette mystérieuse roseraie.

Ses jardiniers ne peuvent pas empêcher le vent de souffler.

Mais ils peuvent entretenir la terre, consolider les tuteurs et prendre soin des racines.


Arthur observe les cartes avant de murmurer :


— Vous savez, ma p'tite, un jardin ne reste pas beau parce qu'on empêche les saisons de passer.

Je souris.

— Je crois que vous venez de résumer notre tirage, Arthur.


Je rassemble les cartes, puis je te demande :


Et toi, si tu regardais de plus près ta manière de rechercher la sécurité, qu'est-ce que tu découvrirais sur tes besoins,

tes peurs et les ressources que tu possèdes déjà ?


Je te laisse avec cette question.

Peut-être qu'elle t'accompagnera jusqu'à notre prochain rendez-vous.


🥀 Une rose rouge sur la table


La soirée avance doucement.

Les deux étudiantes ont rangé leurs affaires, les dernières conversations s'éteignent et le Coffee Shop

retrouve peu à peu son calme habituel.

Arthur enfile son manteau.

— Eh bien, mesdemoiselles, ce fut une soirée fort instructive !


— Vous nous avez surtout donné envie de ne plus sortir après la tombée de la nuit, Arthur !

Il éclate de rire.


— Allons donc ! Vous êtes jeunes, profitez-en !

Puis il se tourne vers nous.

— Mais si vous passez près de la roseraie, évitez tout de même de vous attarder devant la serre.

Je lève les yeux au ciel.


— Bonne soirée, Arthur !

— Bonne soirée, lovely !


La clochette tinte lorsqu'il franchit la porte.


Je commence à débarrasser sa table pendant que tu termines tranquillement ton deuxième latte.

C'est alors que j'aperçois quelque chose.


— Attends… Viens voir !

À côté de sa tasse vide repose une rose rouge.

Une rose magnifique.


Encore fraîche, avec quelques gouttes d'eau accrochées à ses pétales.


Je la prends délicatement entre mes doigts.

— Tu l'as vu déposer ça, toi ?


Je regarde vers la porte.

Arthur a déjà disparu dans le brouillard.

Bon.


Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je commence à croire que notre cher Arthur ne nous a pas raconté toute l'histoire.

Je dépose la rose dans un petit vase, derrière le comptoir.


Moka s'approche, renifle le pied du vase et repart tranquillement vers la cheminée.


— Ah, toi non plus, tu ne comptes pas nous donner d'explications ?

Il m'ignore royalement.

Pfff, comme d'habitude sacré loustique !



☕️ Avant de refermer la porte…


L'heure de la fermeture approche.

Dehors, Wrenrose a presque entièrement disparu sous le brouillard.

Je récupère ton manteau et te le tends.

— Alors, heureuse d'être revenue au Coffee Shop ?

En tout cas, moi, ça m'a fait un bien fou de retrouver notre petit rendez-vous.


Et quelle réouverture !


Entre les histoires d'Arthur, les cartes et cette mystérieuse rose rouge,

je crois que nous avons eu notre dose de frissons pour la semaine.

D'ailleurs, avant que tu partes, j'ai une petite question.


Et toi, tu crois aux légendes que l'on se transmet de génération en génération ?

Ou tu es plutôt du genre à chercher une explication rationnelle à chaque histoire ?

Viens me le raconter plus bas dans "ton petit mot sur l'ardoise", je suis curieuse de connaître ton avis !


🌙 Une petite surprise pour Samhain…


Oh, attends ! J'allais presque oublier de te parler de quelque chose !

À l'occasion de Samhain, aussi appelé le Nouvel An des Sorcières,

j'ai décidé de proposer 3 guidances personnalisées au tarif de 49 € au lieu de 60 €.

Une heure ensemble, par téléphone, pour prendre le temps d'explorer les questions qui te préoccupent,

mettre en lumière certains mécanismes et t'aider à y voir plus clair et pourquoi pas te proposer une petite roue de l'année, au choix.


Parce que derrière chaque question se cache une histoire différente, et c'est la tienne que nous prendrons le temps d'explorer.

L'offre est valable jusqu'au 1er novembre inclus, dans la limite des 3 places disponibles.


Si tu souhaites profiter de cette petite attention de Samhain, je t'attends au Consultation Corner du Coffee Shop. ☕️


Et puisque nous parlons de petites surprises, je peux déjà te confier une autre chose…

Au vu du succès du lancement, les Lettre Box de novembre se préparent doucement en coulisses.

Je t'en dirai davantage la semaine prochaine, promis.


Pour l'instant, profite de ces derniers jours d'octobre, écoute les murmures de cette pleine lune et de Samhain.


Je t'accompagne jusqu'à la porte.

Quelques feuilles mortes tourbillonnent sur les pavés humides.


— Rentre bien ! Et si jamais tu passes devant la roseraie…

Je m'interromps, un sourire aux lèvres.


— Finalement, je préfère ne pas savoir !


Je te regarde disparaître dans la rue avant de refermer doucement la porte.


À l'intérieur, le feu crépite encore.

Et sur le comptoir, la rose rouge semble avoir trouvé sa place.


À mardi prochain.☕️🤎



Laura — Arcana Coffee Shop


Laisse ton petit mot sur l'ardoise 🤎

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